Je m’engage dans le féminisme

FEMINISME.

what what what?

Un article sur le féminisme qui va bien entendu soulever des débats. Encore une fois, nous sommes tous libres de penser de la manière dont on le souhaite. Comme je dis toujours, les échanges c’est chouette, tant que ça va toujours dans mon sens [lol]. Ca vaaaa.

Bref, j’ai décidé de m’exprimer aujourd’hui et vous ferez de cet article ce que bon vous semblera.

Allez je commence…

En définition

Et surtout, le féminisme, ce n’est pas trop demander.

Disons donc plutôt que

Pourquoi le mouvement féministe?

1

A cause des chiffres

  • 80%c’est le pourcentage de femmes confrontées au sexisme au travail
  • 1/10 c’est le nombre de femmes victimes de violences conjugales.
  • 1 tous les 3 jours: c’est le nombre de femmes mortes sous les coups de son compagnon/ex compagnon.
  • 9% c’est l’écart de salaire entre un homme et une femme à postes égaux.
  • 9.8% des pays du monde sont dirigés par des femmes.

Retrouvez plus d’études sur causette.fr,  madmoizelle.com ou encore unicef.hosting.augure.com. Soyez curieuses/x la liste est longue.

2

POUR QUE LA FEMME DISPOSE DE SON CORPS

De manière générale, dès qu’on donne un argument pour le féminisme, tout de suite on dirait que c’est de l’exagération. C’est vrai les femmes sont libres, elles ont le droit de vote eh ! Waaaa génial.

Les femmes sont libres mais jusqu’à quel point? Je refuse de considérer que nous sommes les seules à décider de ce que nous souhaitons faire de notre corps par exemple. Je le veux, mais c’est faux.

J’ai trouvé un « super » reportage sur Konbini.  Une vidéo de 5 minutes très très intéressante qui parle des violences gynécologiques subies par les femmes. Des femmes jugées sur leurs ressentis. Des décisions gynécologiques importantes prises sans consentement:

– le fameux point du mari: « lors de la suture d’un périnée déchiré, ou d’une épisiotomie, cela consiste à faire un dernier point supplémentaire pour resserrer l’entrée du vagin, et permettre, lors de l’intromission de Monsieur, un plaisir accentué. Pour lui. »
– L’épisiotomie: Incision du périnée au moment de l’accouchement pour permettre au bébé de sortir.

Des actes médicaux qui peuvent avoir un impact sur le physique mais également le santé morale des femmes. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Prenons-en maintenant un autre.

L’exemple de l’IVG

Vous le comprendrez rapidement, je ne suis pas contre l’IVG. Pour la simple et bonne raison: chacun fait ce que bon lui semble de son corps. Ce n’est pas une affaire d’état, mais de personne.

Viols, oublie de pilule, pilule non fiable, capote qui craque, le verre de trop, partenaire sans moral, abus de confiance, etc. Il y a un nombre infini de raisons pour lesquelles des femmes tombent enceinte sans le vouloir, sans le faire exprès. Si on prend le cas d’un viol, evidemment on n’a pas choisit d’avoir un rapport, on n’a pas choisit pas le père et on ne nous a pas demandé non plus si on voulait se protéger. Il arrive également que ce ne soit simplement, pas le bon moment dans notre vie.

Je pense qu’il faut déjà du courage pour assumer, pour se rendre compte qu’on n’est pas capable d’élever un enfant. C’est une prise de conscience énorme, quelques fois une remise en question et selon moi une preuve de maturité.

Je demanderais donc maintenant: pensez-vous sérieusement qu’avorter est un plaisir?
Que les personnes faisant ça par plaisir se manifestent. Alors pourquoi tant de haine envers les femmes qui ne veulent/peuvent pas garder l’enfant [ou dans la plupart des cas, on parle encore d’un embryon]? Comment se fait-il que des personnes au pouvoir, puissent instaurer des lois contre l’IVG? Puissent juger si une personne se doit d’être parent ou non.

Il faut aussi noter que dans l’histoire de l’IVG, la femme est à blâmer. Comme si elle forniquait seule.

« Elle n’avait qu’à prendre la pilule, ou la prendre correctement ». Moi je pense plutôt que le partenaire aurait aussi pu mettre un capote ou mettre son réveil à 20h00 pour rappeler à sa copine de prendre sa dose d’hormones. [la pilule qui, soit disant passant n’est pas une bonne chose pour la santé.]

Bon je m’égare peut être un peu. Pour ou contre au final, peu importe. Ce n’est pas ici la question on n’est pas là pour faire un pour ou contre l’IVG. J’essaye simplement ici, d’illustrer avec un exemple percutant, que la femme est sans cesse soumise à une pression morale dans ses décisions. On peut toujours être « plus ou moins d’accord ». Il y a quand même une différence entre interdire l’avortement, voter une loi pour l’en empêcher et décider de ne jamais avorter dans SA vie.

Faire SES PROPRES CHOIX, c’est ça disposer de son corps.

3

Un problème d’homme, de femme ou de société ?

Si certains des actes sexistes (ou opérations sans consentement par exemple), peuvent être commis par des hommes, une des femmes interrogées dans le reportage de Konbini soulève un point important.

« Ce n’est pas une question de violence d’homme à femme mais vraiment de la société sur la femme. ». Bien que cela puisse être assez paradoxale, il existe des femmes misogynes. Qui ne se considèrent pas elles-mêmes égales à l’homme. Personnellement, ça me laisse simplement à penser que nous avons un problème de société notamment dans le système éducatif dès notre plus jeune âge. On apprend aux jeunes garçons à être forts, à faire la bagarre et défendre la douce princesse en détresse.

(Petit clin d’œil à ma Laurie.)

4

Pour lutter contre la pression sociale

Ce point et celui qui suit se rejoignent un peu.

On attend de la femme des standards toujours plus hauts, toujours plus sexistes.

Sois belle, polie, intelligente (mais pas trop),  sois athlétique (mais pas trop musclée), occupe toi de la maison (mais soit indépendante), fais des enfants (mais ne grossis pas).Fais l’apologie du sexe faible et de la galanterie.  Ne parle pas trop, pas trop fort, sois plutôt silencieuse.

Nous ne nous rendons pas toujours compte que nous subissons une pression sociale car tout est ancré dans les mœurs. Dès notre plus jeune âge on nous a inculqué des valeurs « féminines ».
Alors le féminisme est là pour restructurer les manières de penser, aller à l’encontre de cette pression qu’exerce la société sur les femmes.

Tu ne fais pas 1m80, avec un tour de poitrine approchant le 90C. Tu rentres pas non plus dans un 38. T’es pas brune aux yeux bleus, au corps athlétique? C’est pas grave, tu es belle quand même.

Tu aimes manger des gâteaux, tes petits points de cellulite sur le culcul et ta petite brioche quand tu te mets en tailleur? Tu as raison.

A chaque fois que je fais référence à « la norme », je me demande: qui la détermine réellement? Est-ce vraiment moi, où est-ce l’habitude, la société? Je n’aime pas mes poils sous les bras. Est-ce véritablement moi qui ne les aime pas, est-ce que ça me dérange vraiment? Si on ne m’avait pas dit que c’était moche, qu’est-ce que j’en penserais? Pourquoi ça ne me dérange pas sur un homme?

5

Le féminisme Pour déconstruire l’image QUE L’ON VEUT DONNER de la femme

Qu’est-ce qu’un homme qui parle fort, que l’on entend ou que l’on voit de loin? C’est une personne qui sait se faire respecter. Un homme un vrai.

Qu’est-ce qu’une femme qui parle fort? C’est une personne qui ne sait pas rester à sa place. C’est une hystérique.

Ce sont les publicités et la presse féminine les premiers auteurs de la définition de la femme. Qu’est-ce qu’on y retrouve?
Beauté, cuisine, bien-être, fitness, enfants, déco, etc. Pas de rubrique auto, investissement, bourse ou d’hommes à poil.

Certains pourraient penser que les femmes adorent se proclamer féministes. D’un côté j’ai envie de vous dire: évidemment ! Bien-sûr, que nous somme fières de nous battre pour une cause qui en vaut la peine. C’est la fierté de ne pas rester les bras croisés à subir.

Je reste quand même persuadée que les féministes préféreraient ne pas exister en tant que telles. Ça voudrait dire que je suis en train de vous raconter du blabla et vous donner des chiffres obsolètes.

Ça ferait un petit vide dans ce blog à l’avenir je pense, mais je terminerai bien par trouver un autre sujet qui me passionnera, promis !

encore DEs QUESTIONS?

Même si je suis très investie dans ce mouvement, je n’ai pas toujours réponse à tout. J’essaye souvent de me remettre en cause et je me pose donc sans cesse des questions.

quelques mots spécialement POUR LES GARÇONS MAINTENANT

J’espère ne pas avoir blessé la gente masculine par mes mots. Car vous ne devriez pas. Vous ne pouvez pas savoir ce que c’est que d’être une femme de nos jours.
Par contre vous pouvez essayer de vous mettre à notre place. Vous pouvez vous y intéresser et veiller à prendre en considération nos ressentis, nos idées. Vous pouvez faire en sorte que ça change en cessant d’adopter certaines attitudes/habitudes. Les habitudes ne sont pas des fatalités.

Je soulève quand même un point: la maladresse du terme. Quel est l’opposé du féminisme? Le machisme. Nous nous battons contre le machisme par quelque chose qui l’équivaut. Est-ce maladroit? Peut-être.

Ce n’est pas parce que le féminisme existe qu’il souhaite minimiser l’importance des abus sexuels, de la pression subit par les hommes également. Car oui, il faut en être conscient, ça existe aussi. Les pourcentages sont différents c’est tout.

La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité: il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux.

Simone de beauvoir.

Sur ces mots,

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