Objectif zéro déchet: moins d’emballages, plus d’écologie.

 

C’est quoi encore ce concept?

Le principe du zéro déchet c’est de réduire au maximum sa consommation et sa production de déchets. C’est aller au delà du principe de recyclage. On part de la source, de l’achat.

Par exemple, quand vous êtes devant votre rayon madeleines. Vous avez la compilation de toutes les madeleines possibles et inimaginables ET PARMI ELLES: le star de la madeleine. La madeleine suremballée. Je parle de ces madeleines emballées à l’unité dans des petits plastiques qui sont encore emballés eux-même dans le grand sachet de plastique. Ce qui fait donc il me semble, beaucoup de déchets pour de la madeleine.

Le cas du snack

Vous me direz: « et si on veut un petit snack? ». Eh bien je crois que limiter ses déchets c’est un peu aller contre le snacking, l’emballage à l’unité. Alors au début c’est super chiant parce qu’on est habitué mais finalement en y repensant c’est double benef’. Mieux pour la planète et mieux pour ton body parce que ça t’empêchera d’acheter pleins de petits gâteaux et ça te poussera peut-être à acheter des fruits, amandes etc ! Malheureusement, je me doute que c’est un peu embêtant pour les papas et mamans qui courent entre travail, loisirs et maison. Car oui, l’emballage à l’unité c’est rapide et pratique, mais pas écologique…

Il faut voir le zéro déchet comme une petite action que l’on fait à échelle individuelle mais qui peut avoir un impact important une fois toutes ces actions cumulées. C’est aussi un peu plus que limiter les quantités de déchets dans sa poubelle. C’est l’occasion de faire un véritable choix de vie.

Ce mouvement s’inscrit bien évidemment dans la même lignée que la limitation de consommation du plastique. J’ai dédié un article à cette partie.

zéro déchet, par où commencer?

Je vous ai parlé de la madeleine parce que ça m’a beaucoup interpellée de voir ça dans les placards chez mes parents (qui sont pourtant complètement dans le même mouv, mais qui n’avaient pas fait attention. Oui ça arrive à tout le monde).

Pourtant, vous pourriez commencer par la salle de bain. De mon expérience, c’est par là que j’ai véritablement débuté. C’est ce qui m’a fait le déclic. Le fait que l’on consomme de manière générale, beaucoup de produits cosmétiques, soins et beauté, est peut-être aussi une raison.

Illustration par Fannylng sur le « zéro déchet ».

Je suis tombée sur l’Instagram de Fanny il y a quelques mois maintenant et j’ai tout de suite accroché avec son travail. D’un point de vu artistique mais également d’un point de vu « philosophique ».
Défense animale, préservation de la planète, sujets sensibles, routine quotidienne, etc. C’est ce que vous retrouverez sur son feed. Personnellement je m’y retrouve complètement. [Je vous incite donc à y faire un petit tour.]

Son illustration tombe vraiment pile poil avec la sortie de cet article. Merci Fanny d’imager si bien cette partie, car j’ai dans ma salle de bain, la compile de tout ces petits produits que je ne saurais si bien mettre en avant.

Je vous raconte un petit secret

Si vous pensez « Oui mais du coup je vais devoir acheter bio et ça va me coûter beaucoup plus cher ». Je pense que ce sont des idées reçues. Il vous semblera peut-être qu’à l’achat le prix facial est plus élevé, mais un shampoing solide par exemple, vous durera plus longtemps qu’un shampoing classique de grande surface.

Ensuite, on en revient une fois de plus à se dire: ne faudrait-il pas consommer moins mais consommer mieux?

Aller plus loin

Au delà de la salle de bain, vous pouvez également vous attaquer aux rayons vrac.

Il existe maintenant beaucoup de magasins proposant ce genre de rayons (souvent des rayons bio). Initialement développés en réseaux spécialisés (boutiques bio) on les retrouve aussi en grande distribution.

Riz, pâtes, légumineuses, vous pouvez tout trouver. Si vous êtes chanceux vous pourrez également vous approvisionner en lessive [si vous ne la faites pas déjà vous même]. Et si vous souhaitez vous engager à fond dans le mouvement, prenez des sachets réutilisables en tissus/coton, ou des bocaux.

Pour ma part, je n’ai pas encore tous les produits que propose Fanny sur son illustration. Doucement mais sûrement, j’y arrive…

Quelques autres actions pour le zéro déchet

Béa Johnson est l’une des pionnières du mouvement du zéro déchet. Elle est l’auteure du livre « Zéro déchet, comment j’ai réalisé 40 % d’économie en réduisant mes déchets ». Béa a réussi à réduire ses déchets à moins de 1 litre par an. Voyons comment, dans les grandes lignes.

Voici ses préconisations pour limiter les déchets. Sa théorie est également connue sous le nom des 5R:

1. REFUSER

Tout ce dont on n’a pas réellement besoin: le courrier, les publicités dans la boîte aux lettres, les échantillons et cadeaux poupouilles, etc.

2. Réduire

Parce qu’on consomme toujours plus, réduire ce dont on a besoin (meubles, habits, matériel…). On a tous une tondeuse chez nous, pourquoi ne pas emprunter celle du voisin et lui prêter en échange notre débroussailleuse quand il en aura besoin? On réduit la consommation, la production en faveur de l’écologie (et de notre portefeuille).

3. Réutiliser

Ça peut passer par les habits ou les meubles (tout ce qui est d’occasion). C’est aussi remplacer tout les produits jetables par un équivalent réutilisable. Comme les bouteilles d’eau par exemple.

4. Recycler

Ce qui n’entre pas dans les 3 catégories précédemment citées. C’est-à-dire ce qu’on n’aura pas pu refuser, réduire ou réutiliser. Normalement, le bilan est mince.

5. Composter le reste

Alors on part sur tout et rien là hein ! Tous les détritus organiques: les épluchures de la mandarine de Noël, les carottes, la salade qui a commencé à pourrir, les poils dans le lavabo, les cheveux sur la brosse, la poussière balayée, etc etc. Bref, tout ce qui se décomposera naturellement.

 

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J’ai acheté le coffret Lamazuna en boutique spécialisée il y a quelques mois. Il est composé d’un dentifrice, d’un shampoing, d’un déodorant et d’un oriculi. Ce qui représente déjà un belle compile de ce dont j’ai besoin dans ma salle de bain.

La boite en bois m’a coûtée 20,00€. Le must est que je vais pouvoir la réutiliser car elle est plutôt jolie. Le prix n’est vraiment pas excessif quand on s’intéresse de plus près à la marque: vegan, cruelty free, zéro déchet, fait main en France, etc.

Chacun de ces produits dure d’ailleurs plus longtemps qu’un produit dit « classique ».

 

Dans l’ordre: déodorant, shampooing [déjà bien utilisé], dentifrice, oriculi.

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J’utilise également les disques démaquillants lavables issus d’une petite boutique bio, de la marque Les tendances d’Emma. Il en existe également chez Lulu Nature.

Vous pouvez aussi en réaliser vous-même. C’est un joli cadeau que j’ai eu à Noël et j’en suis super contente. Je n’utilise plus que ceux-là. La sensation est très douce, ce qui est très important surtout pour les yeux où la peau est plus sensible.

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Passons au dilemme des brosses à dent maintenant.

La brosse à dent on se dit que ce n’est pas forcément l’objet prioritaire. Pourtant, au vu du nombre de personnes qui se brossent les dents et au rythme où elles sont changées, ça fait beaucoup de brosses à dent utilisées. Et bien sûr, même si on dit que le plastique est recyclable, on sait très bien que les 3/4 de nos brosses à dent sont probablement errantes dans les mers, ou enfouies sous la terre car on les jette directement à la poubelle.

Pourquoi ne donc pas opter pour une brosse à dent biodégradable, qui plus est, avec un style plus sympa qu’une marque de grande surface.

Le bémol pour les brosses à dent en bambou? Leur provenance un peu lointaine. Il est aussi compliqué de trouver des brosses à dent entièrement biodégradable. Le problème provient du nylon utilisé pour la tête de la brosse. La marque boo a réalisé à ce sujet, une étude sur les différents nylon.. Plutôt intéressant.

Puisqu’il en faut pour tout le monde, voici donc quelques marques qui proposent des brosses à dent:

  • en bambou: Hydrophil, Charles Germain, outdoor freaks, coco lab, Ray of smile, Ecomonkey..
  • à tête changeable: Lamazuna, Edith, Smiloh…

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Le SIWAK est une alternative à la brosse à dent. C’est un petit bâtonnet qui nous vient directement des déserts du Moyen Orient [pour le côté fabriqué en France on repassera]. Son utilisation est recommandée par l’OMS depuis plusieurs années déjà: vertus antiseptiques, composée de vitamine C et de sels minéraux.

Une habitude à prendre. Mais vous l’aurez compris, plus naturel c’est compliqué à faire. Vous en trouverez dans les magasins bio. Evidemment, petit bémol avec la provenance lointaine.

  • Autre bémol pour certaines marques: celle que j’ai reçue était malheureusement emballée dans un plastique. Mais il semblerait qu’il en existe avec des étuis en bambou ou pochettes en coton.

Comment utiliser le SIWAK version illustrée par ici.

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Mes petits bocaux de riz et légumineuses. Des produits en vrac qui viennent de chez Markal. Pâtes, riz, pois chiches, lentilles, quinoa, etc.

J’aime avoir de tout pour cuisiner ce que je veux quand je veux. Une fois cumulés, tous ces produits commencent à représenter pas mal de sachets plastiques. Du coup, pourquoi ne pas acheter en vrac, dans des petits sacs réutilisables. Au retour des courses, hop dans un bocal en verre. Une déco en plus.

 

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Toutes les fringues et meubles trouvés en récup, friperie et d’occasion. Je ne vous en fait pas le listing, ni même une photo car ça représenterait presque la moitié de mon placard.

Evidemment, ce n’est pas toujours évident de s’y tenir, il m’arrive toujours de faire des « faux pas ». Mais j’essaye au quotidien de faire plusieurs petits efforts. 

 

alors si vous aussi vous voulez faire un petit pas pour la planète, REJOIGNEZ la cause zéro déchet !

Vous avez déjà essayé ? Partagez avec nous votre expérience.

3 Comments

  1. Laurie

    Effectivement pour les parents ce n’est pas facile. Tu sais ce qu’ils font à l’école ? Ce qui emmène un sachet réutilisable on un cadeau surprise pour le goûter. Du coup. Boîte de biscuit en gros et sachet !!! Lidee du cosmetic solide pense tu que cela convienne aux enfants ? 🙄 Quant à ton placard pour l’avoir vu…. Pas besoin de photos effectivement… Sinon ont seraient jalouses 😀 xoxo Laurie

    1. Cami

      Hello Laurie,

      C’est sur, pour les parents c’est le plus compliqué. Quand on est seul on se fait un peu violence, mais on a plus de temps…
      Je pense que le shampooing peut aussi être adapté aux enfants. Tous ces petits monstres sont plus agiles qu’on ne le pense j’en suis sûre eheh. Pour les enfants en bas âge, ce sera probablement plus compliqué au début, mais je compte sur toi pour nous faire un retour d’expérience. hihi
      Et penses-tu, n’importe qui pourrait avoir mon placard sans se ruiner !

      Merci beaucoup pour ton commentaire Laurie,

      xoxo, et une très belle soirée !

  2. Léa adrt

    Article super intéressant !

    Je venais de manger une madeleine suremballée juste avant de lire l’article.
    J’ai envie de préserver l’environnement c’est une évidence, mais nos habitudes de consommation sont tellement ancrées que parfois comme tu disais on y fait pas forcément attention. C’est pourquoi c’est important de lire des articles comme les tiens et de se rendre compte que chaque achat a un impact plus ou moins négatif sur l’environnement.

    Bisous ❤️

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