Qu’est ce que le slow fashion?

Slow fashion vs fast fashion

Slow fashion, ou la mode responsable.

Consommer moins, consommer mieux.

Qu’est ce que le mouvement « slow »? C’est le désir de respecter le temps de production d’un produit, de se mettre au service de la qualité et non de la quantité.

« Moins vite fait, mieux fait ». Cette manière de penser et ce mode de consommation  pourraient-ils être l’avenir?

Une chose est indéniable, nous faisons partie d’une génération qui vit à toute vitesse, d’une société qui consomme toujours plus. Entre communication intensive des marques et achats compulsifs, on en vient à se demander si une nouveauté apporte toujours du plaisir. 

Il y a quelques années, les couturiers créaient 2 collections par an. A l’heure d’aujourd’hui, les grandes maisons de couture en produisent 10. Zara ou H&M une toutes les 2 semaines. Les marques ont mis en marche une véritable obsolescence vestimentaire.

Alors c’est la course, on produit plus, on ne se soucis plus des conditions de fabrication parce que c’est vrai quoi, on n’a pas le temps, la mode change à toute allure. Alors il faut courir agrémenter sa garde robe pour ne pas prendre le risque d’être has-been.

un problème éthique

La mondialisation a ses parts d’avantages mais ses inconvénients sont aussi inébranlables. Si elle a révolutionné le monde de la mode en permettant un accès aux divers services, produits, ainsi qu’à des gammes plus larges, elle a aussi permis de proposer des vêtements à prix plus bas. Beaucoup plus attractifs.

C’est la porte ouverte au fast-fashion, au prêt à porter. Pour aller plus loin sur ce qu’est la fast fashion: C’est mettre à disposition des vêtements et accessoires de mode au plus grand nombre de la population, à des prix abordables et ce au quotidien. Et pour que tout ça soit possible, il faut bien évidemment sous-traiter, faire appel aux pays en voie de développement qui ont une main d’oeuvre moins coûteuse. C’est-à-dire, à des travailleurs qui auront des conditions de travail précaires et certaines fois inhumaines on ne va pas se mentir.

Vous vous rappellerez surement de l’immeuble au Bengladesh, le Rana Plaza, qui abritait les usines de marques telles que Primark et qui s’était effondré en avril 2013.

L’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza. Avril 2013. Crédit image: Flickr

Tant que nous parlons de Primark, venons en au SOS retrouvé sur les étiquettes de la marque. Des etiquettes cousues main retrouvées sur certains vêtements dénoncaient les conditions de travail des ouvriers les ayant confectionnés. On y retrouvait des messages tels que « Forcé de travailler pendant des heures exténuantes » et « Conditions dégradantes main-d’œuvre exploitée ».

Du coup, l’éthique dans tout ça, on en pense quoi?

Un problème écologique

A l’heure actuelle, ce que tout pays souhaite c’est de la croissance bien évidemment. Et la crise environnementale dans tout ça? Eh bien on repassera. La fast-fashion bien évidemment n’aide pas. Bien au contraire.

A titre d’information, l’industrie de la mode est la plus polluante, juste après celle du pétrole. Pourtant, on continue de consommer toujours plus de vêtements. C’est l’aire de la mode jetable.

Déchets

Mode et recyclage ne font pas encore bon ménage: on achète et on jette. On ne cherche pas vraiment à donner, réutiliser ou customiser. Problème d’habitude, ou d’une qualité trop médiocre des produits que l’on trouve sur le marché? Peut-être bien les deux. 

Alors le montant des déchets vestimentaires se chiffre à près de 6 millions de tonnes au sein de l’Union Européenne mais les enseignes ne s’alertent pas. Ni même les consommateurs finalement. Et pourtant… Cela pèse beaucoup dans la balance. Près de 3/4 des gardes robes sont jetées pour ensuite être incinérées tandis qu’une partie se retrouve dans des décharges à ciel ouvert.

Pollution

Et c’est parti, on pollue encore. Tous ces vêtements qui ont déjà subit moultes transformations, qui ont été imbibés de produits toujours plus toxiques et chimiques sont déposés dans la nature et ne se décomposeront jamais.

Prenons l’exemple de la fabrication des jeans. La Chine étant sa capitale mondiale, on y retrouve dans la rue de l’eau d’une couleur bleue qui ne s’apparente en rien aux eaux bleues des îles paradisiaques asiatiques. La production d’un jean nécessite plusieurs litres d’eaux mais aussi des colorants chimiques qui finissent par se retrouver dans les eaux usées.

s’intéresser, faire des recherches sur la slow fashion

Pour sortir de sa zone de confort, il faut un peu de sacrifices. Oui comme toujours. Des sacrifices qui deviennent par la suite des habitudes. Je pense qu’il faut commencer par s’intéresser au sujet, divaguer sur internet, porter un réel intérêt avant de se décider et se dire « d’accord, ça me concerne aussi, je commence ».

Après ça, on essaye d’entrer dans le mouvement de la slow fashion, de diminuer sa consommation, de consommer autrement, de consommer mieux. On se pose des questions avant d’acheter mais aussi de jeter ses affaires. Est-ce que je peux en faire profiter à quelqu’un? Est-ce que je peux le réutiliser pour autre chose?

Choisir les bonnes marques

Le problème des marques aujourd’hui, c’est qu’elles sont incapables d’assurer un suivi de toute leur chaîne de production. Entrer dans le mouvement du slow fashion, c’est donc choisir des marques engagées, des marques qui se soucient du bien être de leurs fabricants, qui proposent de la qualité et qui veillent sur toute leur chaîne d’activité.

Si vous achetez de la qualité, vous pourrez garder vos vêtements plus longtemps. Et quand bien même ce n’est plus trop tendance au bout d’une année, n’oubliez pas que la mode est un éternel recommencement. Essayez de garder.

Vous pouvez choisir des marques qui vous proposent des vêtements composés de textiles avec fibres naturelles, tissus recyclés, tissus vegan, etc.

J’en ai fait l’expérience lors de ma collaboration avec Subtle Shoes. Je vous parlais de chaussures vegan à travers deux articles il y a quelques semaines.

Louer / acheter différemment

Voilà deux autres solutions de consommation dans l’aire du slow fashion. Louer je n’ai pas encore essayé. Je ne crois pas être encore « prête » à passer à ce mode de conso, tout simplement parce que j’aime beaucoup garder mes affaires dans le temps. Je ne jette pas beaucoup car je suis persuadée que je reviendrai un jour ou l’autre à les utiliser. Et croyez le ou non, ça prend du temps mais ça marche !

Acheter d’occasion par contre, ça j’aime beaucoup. Donner une nouvelle vie aux vêtements. C’est ce que l’on appelle plus communément les habits de seconde main. Portés tels que je les ai trouvés, ou les modifier sont un réel plaisir.

Ha, et une autre solution, fouiner les placards de ses grand-mères…

Si on n’a pas de mal à passer d’une mode à l’autre, c’est très différent pour les habitudes.

Bien que je ne sois pas une adepte des marques à la base, j’ai encore beaucoup de mal à me passer de certaines, surtout une marque de sport en particulier. Je pense que vous n’aurez pas de mal à reconnaître laquelle en jetant un oeil sur mon Instagram. Je trouve quelques modèles d’occasion mais pour le reste je n’ai absolument aucune excuse, c’est le doigt de la honte c’est tout. On ne change pas ses habitudes en un claquement de doigts mais on peut tous les jours essayer d’y remédier un peu plus.

Je suis quand même très heureuse de contempler mes placards à moitié remplis de vêtements de seconde main et de mes DIY. J’en tire une très grande satisfaction et je compte bien continuer dans cette voie.

 

Qu’en pensez-vous? Y avez-vous déjà pensé?

C’est compliqué pour vous aussi?

Vous étiez vous rendu compte de ce qu’implique chacun de vos achats?

Racontez-moi tout.


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